
"Quand nous tombons à cause de notre faiblesse,
donne-nous de reprendre vie par la passion de ton fils bien-aimé." (prière
d'ouverture de la messe)
A cause de notre faiblesse
Seigneur Jésus, tu as devant toi, deux personnages
bien différents. Marie, impulsive et aimante, démesurée
dans ses propos comme on l'a vu à la résurrection
de Lazare, sentimentale lorsque Marthe s'affaire pour la
cuisine. Aujourd'hui, elle se met aux pieds de Jésus
et voilà qu'elle répand une livre d'un parfum
très pur et de grande valeur.
C'est trop, c'est trop n'hésite pas à dire
l'homme des calculs, des roueries, des faux-fuyants. Un homme
sincère pourtant puisqu'aux premiers jours il s'est
donné à Jésus. Mais avec le temps, il
a fait le chemin inverse de Marie. Il se replie sur lui-même
et devient faible, de plus en plus faible. Il ne sait pas
ce qu'est l'exubérance d'un amour qui donne.
Et moi, qui suis-je ? Aide-moi, Seigneur, à faire
un bilan de ma conscience à ton égard et à l'égard
de mes frères. Pas comme Judas, pour qui les pauvres
sont un prétexte, mais qui est tout tissé d'argent
en son coeur. Comme Marie, bien sûr, car je suis pécheur.
Reprendre vie
Judas s'enfonce vers le mensonge et la mort. Il a commencé les
premiers gestes de son suicide. L'ordre, le bon ordre de
l'argent le conduira à la trahison et à la
haine. Comme il n'a plus d'issue pour vivre avec amour, il
se donne la mort. Savait-il ce qu'est l'amour ?
Marie, elle a beaucoup aimé, dans le désordre.
Elle a aimé avec des folies. Ce n'est pas la folie
du pécheur qui compte à tes yeux, Seigneur,
c'est l'amour. Tu es venu non pour juger mais pour sauver.
Et sans amour, que peut-on sauver ? sans amour que peut-on
offrir ? Tu le sais puisque tu donnes tout à ton Père,
par Amour.
Je suis pécheur. Mais je t'aime, toi qui sais tout,
tu sais bien que je t'aime. Tout compte fait je me sens plus
près de Marie.
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